Nous avons actuellement 113 visiteurs connectés sur nos sites (15 sur generationmp3.com - 6 sur jeuxvideo.org - 0 sur nos autres blogs - 92 sur le forum)

Écrit par
verbaliseur

Les Etreintes Brisées…

Dimanche 14 juin 2009 à 22:10 | Dans la catégorie Actualités Cinema

Les Étreintes brisées (Los Abrazos rotos) de Pedro Almodovar.

 

etreintes_brisees.jpg

 

Il faut considéré ses films comme des films à signature. On sait que c’est quelqu’un qui a une excellente méthode de travail, et on sait aussi que son film parlera de relation humaines (parent/enfant, Voisin/voisine, amant/amante) avec de préférences des personnes abîmées par la vie au centre de tous les évènements.

Les films de Pedro Almodovar que j’ai bien aimé :

  • La mauvaise éducation
  • Volver
  • Tout sur ma mère
  • Parle avec elle

C’est un film de type tranche de vie. L’histoire s’articule autour de la vie de Matteo Blanco. Un réalisateur devenu scénariste suite à la perte de la vue dans un accident de la route. On apprend qu’il est assisté par sa productrice Judith et son fils dans l’exercice de son travail et que malgré l’accident il a continué à « vivre ». Et comme par hasard on débarque à un moment où il se passe plein de choses ! Son passé resurgit et le rappelle aux bons souvenirs d’un amour passé avec Lena interprétée par Pénélope Cruz. Les évènements obligent Matteo à se repencher sur son passé, ce qui lui donne une nouvelle chance pour dépasser ce qu’il a essayé d’oublier. Là si je continue je vous raconte le film donc je me sens obliger d’arrêter là ce résumé décousu. Dans la série « mise en abyme » Pedro Almodovar a réalisé un court métrage pour illustrer un des films de Matteo Blanco (le personnage…) dans son film à lui (à Pedro…). Je vous conseille d’aller y jeter un œil : La concejala antropófaga. Moi je n’ai pas tout compris mais ça doit être marrant si on comprend l’espagnol (je ne l’ai pas trouvé en VOST).

Passons à la réalisation, je l’ai trouvée recherchée avec un rythme plutôt lent mais qui se prête bien à l’histoire, du coup on reste dans le film tout le long. Les transitions sont travaillées avec des fondus qui donnent l’impression d’ouvrir les yeux sur de nouvelles scènes, d’autres immergent le spectateur progressivement en présentant la scène à travers un reflet, par exemple. Il y a très peu de plans larges, du coup on voit très peu de paysage (à part pendant l‘escapade amoureuse…), du coup on ne situe pas vraiment le film : c’est l’histoire de quelqu’un quelque part. Le fil du film ne suit pas l’ordre chronologique, on fait des aller-retour dans le passé et ça donne pas mal de suspense à l’histoire. Il y a des films où l’on se perd à force de sauts dans le temps, ce qui n’est pas le cas ici. Le dosage est bien maîtrisé et les sauts chronologiques sont présentés de manière très variée ( en les intégrant à la narration fait par un personnage,  où en faisant écho à un scène du film…).

Le scénario n’oublie pas de disséminer ici et là quelques touches d’humour (un gin tonic s’il vous plaît!, Les mimiques du fils d’Ernesto) qui permettent d’alléger le côté tragique de l’histoire. Même si le sujet traité ne prête pas à sourire, on ne se retrouve pas aux bords des larmes pour autant. Ceci dit je l’ai trouvé moins bien que dans les précédents “Almodovar” que j’ai vu. J’ai trouvé que certaines étaient mal amenées, on ne comprend pas vraiment pourquoi Judith « passe à table » . La pression à laquelle est soumise le personnage se perçoit mal et la scène perd en consistance. D’autre part les révélations qui se présentent à Matteo sont des évidences dans le contexte de l’histoire. Le scénario aurait gagné à être un peu plus travaillé à ce niveau là. J’aime bien être surpris dans les films et là ça n’a pas été le cas. D’autant plus que les histoires de personnes dont le passé ressurgit dans le quotidien sont courants dans le cinéma…Le héros étant aveugle, j’aurais bien aimé que l’on glisse quelques éléments supplémentaires du quotidien de ces personnes à titre d’information ( on voit une page en braille, mais on ne montre pas l’épaisseur important de ces ouvrages). Ceci dit l’objectif était peut être de faire oublier le handicap de Matteo pour se concentrer sur son vécu. Les acteurs m’ont laissé une bonne impression dans leur ensemble surtout l’acteur qui joue Ernesto, le mari de Pénélope Cruz dans le film ( Et oui, elle est mariée !).

Globalement l’histoire se déroule bien, doucement mais sûrement, ponctuée par des touches d’humour, c’est un peu dommage que la fin soit abrupte. Le côté tragique de l’histoire d’amour entre Matteo et Léna passe bien à l’image ( la scène devant la télé…) et donne le ton général du film. La naïveté dont-ils font preuve (ils se font découvrir de manière un peu simple et ne se méfie clairement pas assez des gens qui les entourent) associée à quelques moments clés mal négociés ne servent pas le scénario peu original.

2 commentaires

Flux RSS des commentaires de ce billet

Ajouter un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.

- Devenir membre

 
 
   
Fermer
Envoyez le par e-mail