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Écrit par
Rémi

La crise, le noir et blanc, Frank Capra … le dossier

Lundi 27 avril 2009 à 09:55 | Dans la catégorie Coup de Coeur !, Dossier

Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un dossier, alors je reviens vers vous à ce moment fatidique pour vous parler d’un grand réalisateur : Frank Capra.

Frank_Capra.jpg

Pourquoi parler de lui plutôt qu’un autre ? Et bien parce que le message humaniste de ses films n’a pas pris une ride et surtout que quasiment tous ses chefs d’oeuvre ont comme contexte la crise, non pas celle de 2008 mais celle de 1929 aux états-unis.

J’ai trouvé le sujet  assez actuel, car en ce moment l’heure est à la morosité et à la fameuse crise. Le mot crise est employé à outrance dans les médias et j’ai trouvé opportun de vous présenter un réalisateur qui a bien décrit les méandres de la crise avec cependant beaucoup d’espoir et de joie. Plutôt que de se morfondre sur son sort, il faut mieux penser solidarité … là est le message de la plupart des films de Capra.

Quand vous avez le blues, matez un film de Frank Capra c’est comme se plonger dans un grand et chaud rayon de soleil !

Voyons maintenant les origines de ce géant du cinéma…

Frank Capra est né en 1897 en Sicile, il émigre avec sa famille à Los angeles 6 ans après.

Il fait d’abord des études d’ingénieur chimiste mais se tourne rapidement vers l’image animée.
Il commence par mettre en image des poèmes et écrit des gags pour des émissions de télé. Ses premiers pas au cinéma en tant que scénariste.

Il reçoit son premier oscar de meilleur réalisateur pour New-York-Miami, s’en suivront de nombreuses récompenses et de magnifiques films…

Frank Capra est un homme engagé ! Pendant la 2ème guerre, il réalise des documentaires de propagande pour expliquer la nécessité des états-unis d’entrer en guerre.

En 1946, il réalise un film bourré d’intelligence : “La vie est belle” avec James Stewart, où le héros a l’impression de n’arriver à rien dans ce monde, chaque aide qu’il founit aboutit sur un échec. Au bord de la déprime, il souhaite à haute voix de n’avoir jamais existé. Un ange apparait et lui montre comment serait le monde sans lui … Celui-ci est malheureusement un échec commercial.

la_vie_est_belle.jpg

Frank Capra va alors moins réaliser et son dernier film sera un remake (Milliardaire pour un jour) de son propre film : “Grande dame d’un jour” en 1961.

Il rédigera et publiera son autobiographie en 1971 et décèdera le 3 septembre 1991 à La quinta en Californie où il avait rédiger plusieurs de ses chefs d’oeuvre.

Mais quels sont les films de sa filmographie, qu’il ne faut pas rater ?

Tout d’abord, selon mes goûts personnels :

La vie est belle (dont je vous ai fait un petit résumé plus haut), malgré son aspect religieux, le film place l’intérêt plus haut que celà.

Ensuite, L’homme de la rue avec Barbara Stanwyck et Gary Cooper : Une journaliste suite au remaniement de son journal, se voit mis à la porte car son journal veut désormais du sensationnel. Celle-ci, va rédiger un article poignant mais fictif sur un “John Doe, homme ayant perdu depuis quelques années son travail et souhaitant se suicider le jour de Noël du toit de la mairie afin de mettre en évidence la misère humaine de toute une partie de la population américaine. L’article va être un succès et rapidement la nécessité de trouver un véritable John Doe pour réprésenter physiquement ce personnage va se faire senti.

homme_de_la_rue.jpg

Ensuite, Vous le l’emporterez pas avec vous, Où le fils de famille très influente va vouloir se marier avec sa simple secrétaire. La confrontation des 2 familles va mettre celles-ci en branle. 2 familles, 2 manières de vivre !

vous_ne_l_emporterez_pas_avec_vous.jpg

Vous avez également New-York- Miami, où une fille de grande famille va fuguer pour pouvoir épouser un homme que son père lui refuse. Sur le chemin, elle va rencontrer un journaliste (Clarke Gable) qui va l’aider dans sa fugue…

Je finis par le meilleur :

L’extravagant Mr Deeds avec Gary Cooper, ou un homme simple mais reconnu dans sa ville se voit hériter d’une fortune. Pour toucher cette fortune, il devra faire face aux requins et autres vautours…

J’oubliais, l’hilarant : Arsenic et vieilles dentelles, avec Cary Grant : où 2 charmantes petites vieilles, soulagent les papys en fin de course…

arsenic.jpg

On trouve souvent plus de créativité dans les vieux films, donc j’espère vous motiver à voir ces quelques films certes en noir et blanc et en son mono… Mais le cinéma n’est pas avant tout de profiter de belles histoires ?

Je conclus sur une petite citation de Frank Capra :

“Le cinéma est une maladie. Lorsqu’il atteint votre sang, il devient vite l’hormone numéro un; il supplante les enzymes, commande la glande pinéale, joue avec votre psyché. Comme avec l’héroine, le seul antidote au cinéma est le cinéma.”

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